Les pratiquants des arts martiaux n’ont pas de mal à dire sensei. Ce terme japonais signifie maître. Les chinois disent shifu.

Dans les sports de combat, dire sensei, c’est exprimer un respect, une réverence à celui qui nous a devancé en quelque chose, celui qui, par son entraînement, a acquis une expertise et donc est susceptible de transmettre ce qu’il a lui même appris et maîtrisé  voire amélioré.

Dans l’écriture, c’est à peu près la même chose. Trouver un maître, c’est accepter d’apprendre de lui, de se faire humble pour enfin, se laisser mouler dans une spécialité.

Contrairement à ce qui est véhiculé, l’ecriture s’apprend aussi, et on apprend auprès des grands dans le domaine où l’on veut exceller quand bien même la pratique quotidienne de l’écriture serait la garantie de tout succès.

Toutefois, chercher un maître et trouver son maître n’est pas une messe à faire. Et pourtant, il serait souhaitable d’en trouver un, son goût bien évidemment.

 

Bien à vous.
EK